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Les yeux vers le ciel

Chapitre 2

L’éternité n’est pas une durée infinie mais une existence hors de l’espace-temps ; de son essence naît le mouvement, la durée, l’espace et même l’idée que l’on peut en avoir.

Cette fois, en levant la tête comme j’en avais pris l’habitude, je me suis senti comme « l’imbécile qui regarde le doigt ». Je ne m’y attendais pas. Ce qui semblait une quête vers le haut devenait une invitation à descendre…

Le mouvement s’inverse. Du haut vers le bas. Les feuilles tombent, les ombres s’allongent…

C’est la période où le ciel s’efface devant les couleurs. Ainsi l’Éternité célèbre l’impermanence — et la montre. La finitude peut sembler inquiétante ; mais elle seule offre — en apparence — la possibilité d’un nouveau départ. L’éternité, elle, ne permet pas de tourner la page. Illusion confortable que cet échappatoire ; mais en sortir est une expérience difficile. Qui aurait cru que l’éternité eût été l’épreuve ?

Parfois le ciel se contemple dans un reflet. Le regard remonte ainsi guidé et s’installe, simplement, dans cette existence sans illusion. Ce qui semblait si difficile tenait dans un regard.

Certaines images préfèrent la discrétion du papier.

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